Comment survivre à la prochaine crise financière ?

Dans cet article nous allons voir à la fois comment ne jamais perdre sur les marchés financiers mais aussi comment survivre à la prochaine crise financière.

Vous pouvez voir sur cette image l’évolution du CAC 40 depuis 1990 soit presque 30 ans :

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Évolution du CAC 40 depuis 1990

La première crise du graphique est celle du début du milénaire et la deuxième est celle de 2008.

Ce qui est intéressant à noter c’est qu’après chaque crise, le graphique revient à son niveau normal. Globalement si l’on avait invesi chaque trimestre depuis 1990, soit près de 120 fois; et que l’on avait vendu nos actions seulement lorsque l’on a faits un gain : il n’y aurait eu que 4 qui n’aurait pas été rentable.

Quelle est la stratégie à adopter ?

Il y en a plusieurs, mais globalement, si l’on avait décidé d’acheter à chaque semestre, puis :

  • Revendre à la fin du semestre s’il est positif
  • S’il n’est pas positif, revendre seulement au niveau du prix de revient (prix d’achat + frais de courtage).

En utilisant cette simple technique, on aurait gagné 97% du temps. Et je n’ai pas parlé d’indicateurs techniques ou autres pour tenter de deviner la prochaine tendance. C’est juste une stratégie d’investissement.

Pour les 4 trimestres sur 120 qui n’ont pas encore atteint un niveau plus haut, et donc que nous n’avons pas encore vendu. Il y aura comme dans la plupart des cas un versement de dividendes et donc sur plusieurs années nous pourrons avoir un retour sur investissement sans avoir besoin de revendre ces positions.

On dit souvent : « Laisser couler vos gains et couper tôt vos pertes » mais en réalité, je me rend compte de plus en plus que les gains se transforment inévitablement en perte, donc dans tous les cas on est perdant.

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Je préfère mettre un stop qui vend la position automatiquement à un certain niveau de gains, et de ne jamais vendre à perte. Comme les gains sont validés et que les pertes se transforment en gains au cours du temps, on est quasiment sur de gagner à tous les coups, même si cela prend un peu de temps quelques fois.

Pourquoi les crises sont aussi redoutés ?

Je pense qu’il y a deux raisons pour lesquelles les crises sont aussi dévastatrices :

  1. On confond liquidité et valeur
  2. La construction de la fortune se fait de manière trop brutale

Le premier est la confusion entre liquidité et valeur. La valeur change tous le temps, c’est le prix du marché. Tous les jours la valeur des biens immobiliers, financiers ou immatériel change un petit peu. Mais la valeur n’existe pas vraiment. Votre logement peut valoir 200 000€ cette année, 100 000€ l’année dernière et 300 000€ dans il y a deux ans.

C’est un peu comme le poids, on pèse différemment d’un jour à l’autre et d’une partie de la journée à l’autre : c’est pour cela que ça ne sert à rien de se peser toutes les 10 minutes.

Seules les liquidités comptent vraiment. C’est-à-dire le moment ou on décide de vendre, le moment où il y a transaction. Que ce soit des actions ou des biens; c’est pourquoi il ne faut pas s’affoler lorsque la valeur de quelque chose augmente ou diminue brutalement.

La deuxième possibilité est le surrendement.

Si la traite d’un bien immobilier est payée avec nos revenus, mais qu’ensuite la traite du second est payée avec le loyer du premier, et que la traite du troisième est payé avec les revenus du loyer du deuxième et ainsi de suite; il suffit qu’un ou deux locataires ne paye pas pour devoir dépenser plus que vous en gagnez.

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Quand la crise arrive et que les prix sont bas, vous êtes quand même obligé de vendre le logement, et de quand même payer la traite.

Sur les marchés financiers il est aussi possible de faire cette erreur avec le SRD. Avec un effet de levier de 5, il est possible de perdre 100% du capital pour une chute de 20%, or en 2008 par exemple la chute était à un peu plus que 50%.

Le SRD n’est pas forcément mauvais, mais il faut l’utiliser avec sagesse.

Lorsque l’on peut se permettre d’attendre que les prix du marché soient au moment le plus opportun pour vendre, la fortune est créée sainement et les risques sont moindres.

Et puis, le point positif des crises (parce qu’il y en a quand même un), c’est que le prix d’achat est très bas : et pourtant c’est le moment ou plus personne ne veut invesir.

Il faut voir une opportunité partout :

  • Si les prix montent, nos investissements actuels ont plus de valeur
  • Si les prix baissent, nous pouvons investir pour un prix d’achat moins élevé

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